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Chevet visible de la place du jet d’eau, 72000 Le Mans


 

La fondation de la cathédrale du Mans remonterait à la fin de l’antiquité. Au milieu du XIème siècle, le renouveau spirituel se traduit au Mans par l’édification d’une nouvelle cathédrale de style roman. En 1217, le roi Philippe Auguste permet le franchissement de l’enceinte romaine afin d’agrandir le chœur. Un nouveau chœur gothique entouré d’un double déambulatoire et avec une abside couronnée de treize chapelles rayonnantes séparées les unes des autres par des fenêtres est alors construit. Il sera consacré en 1254 mais haut de 34 mètres, il culmine alors dix mètres plus haut que la nef romane. C’est à la fin du XIVème siècle que les chanoines décident de rehausser le transept à la hauteur du chœur, opération au cours de laquelle des arcs-boutants sont rajoutés à la nef existante afin de la consolider. La mise à niveau de celle-ci avec le reste de l’édifice fut ensuite abandonnée par manque de budget. La cathédrale Saint Julien du Mans se présente donc aujourd’hui avec un chœur et un transept de style gothique et une nef romane, vestige de la construction antérieure et renforcée vers 1419.
La cathédrale du Mans avec sa nef romane et son transept gothique.

La cathédrale du Mans avec sa nef romane et son chœur gothique.

Le chevet gothiquede la cathédrale du Mans

Le chevet de la cathédrale du Mans

Si le mariage parfait entre ces deux architectures est la particularité architecturale la plus visible de cet édifice, les arcs-boutants de son chevet sont eux plus rares. L’arc-boutant est un ouvrage extérieur, constitué d’une portion d’arc dont l’extrémité haute est appuyée contre le mur et la basse repose sur la culée et est surmontée par un pinacle. Il est typique de l’architecture gothique et son but est de s’opposer à la poussée des voutes afin de pouvoir ouvrir au maximum les murs. Les concepteurs du chevet de la cathédrale du Mans ont conçu des arcs-boutants en Y renversé (partant d’un point du mur pour finir sur deux culées), ce qui permet d’augmenter la surface des ouvertures et constitue une prouesse architecturale.
Les arcs-boutants en Y renversé

Les arcs-boutants en Y renversé

Maquette de la cathédrale en 1430

Maquette de la cathédrale en 1430

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